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DE L’ASSOCIATION GIRC

 

Si vous êtes atteint(e) d'une affection respiratoire, adhérez au GIRC. Si vous êtes sensible à l’action que nous menons, soutenez le GIRC par une adhésion solidaire et fraternelle et si vous disposez de temps libre, rejoignez le GIRC en participant activement à la vie quotidienne de l’association contribuant ainsi à l’édification d’un bel ouvrage sans fin. L'association est ouverte à toutes et à tous quel que soit votre pathologie respiratoire, voire l'absence de toute pathologie. 

 

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REPAS DE FIN D’ANNEE DU GIRC

 

LE GIRC VOUS INVITE A SON REPAS DE NOËL 2024

 

 

 

 

 

Merci de recopier le Bulletin de réservation ci-dessus et de nous le transmettre avec votre réglement, ou de faire un virement par les coordonnées suivantes :

GIRC - 70 rue Blanchard - 92260 FONTENAY-AUX-ROSES

N° IBAN : FR76 1027 8060 5400 0204 4020 131

 

Rappel : Date limite d'inscription : 30 novembre 2024 avec votre réglement

 



  • Jean-Pierre BACCHIERI, Président
  • 03/11/2024

B.P.C.O. ENFIN DES ESPOIRS… LA SCIENCE AVANCE !!!

 

B.P.C.O. ENFIN DES ESPOIRS…

LA SCIENCE AVANCE !!!

 

Des progrès récents dans le traitement de la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) offrent des perspectives encourageantes. Bien que la BPCO reste une maladie chronique incurable, des avancées notables dans les domaines des médicaments, des traitements personnalisés et des technologies médicales permettent une meilleure gestion des symptômes et améliorent la qualité de vie des patients.

 

Voici un aperçu des progrès récents et des perspectives pour l’avenir :

1. Nouveaux médicaments et thérapies ciblées : La combinaison de corticostéroïdes inhalés, de bronchodilatateurs bêta-2 agonistes et d’anticholinergiques dans un seul inhalateur est devenue une approche standard pour les patients présentant des symptômes graves. Ces traitements permettent de réduire les exacerbations et d’améliorer la qualité de vie. De nouveaux anti-inflammatoires, comme les inhibiteurs de la phosphodiestérase-4 (PDE4), agissent spécifiquement sur les voies inflammatoires de la BPCO pour limiter les exacerbations. Des recherches sont en cours pour développer des traitements ciblant l’inflammation à un niveau plus spécifique et plus sûr. Les thérapies biologiques, qui ciblent des molécules spécifiques impliquées dans l’inflammation de la BPCO, sont également en développement et pourraient offrir de nouvelles options.

 

Médecine de précision et tests génétiques : La recherche explore l’identification de sous-types de BPCO grâce à des bio-marqueurs spécifiques. Par exemple, les niveaux sanguins d’éosinophiles peuvent prédire la réponse d’un patient aux corticostéroïdes inhalés, ce qui permet d’ajuster le traitement. Les analyses génétiques et les tests de bio-marqueurs pourraient conduire à une médecine de précision pour la BPCO, permettant de personnaliser les traitements et de maximiser leur efficacité.

 

Immunothérapie et thérapies anti-inflammatoires innovantes : Certaines études préliminaires explorent l’immunothérapie pour les patients atteints de BPCO, en ciblant les réponses immunitaires spécifiques de l’inflammation pulmonaire. Bien que l’immunothérapie soit plus avancée pour les cancers, elle commence à être étudiée pour des maladies chroniques inflammatoires comme la BPCO. Les thérapies qui modifient le système immunitaire pour atténuer l’inflammation sans affaiblir la défense contre les infections pourraient ouvrir de nouvelles voies dans le traitement de la BPCO. La réhabilitation pulmonaire est essentielle pour améliorer l’endurance et la capacité respiratoire des patients. Elle comprend des exercices physiques, une éducation thérapeutique et une gestion nutritionnelle. Avec l’essor des technologies de télésurveillance, les patients atteints de BPCO peuvent maintenant être suivis depuis leur domicile, ce qui permet de détecter rapidement les exacerbations et d’ajuster les traitements à distance.  La réhabilitation assistée par intelligence artificielle (IA) et télémédecine pourrait rendre la gestion de la BPCO plus proactive, en ajustant les interventions avant que les symptômes ne s’aggravent. Bien que cela reste une option réservée aux patients les plus gravement atteints, la greffe pulmonaire est parfois envisagée pour des patients jeunes ou dont la qualité de vie est gravement compromise. Les thérapies à base de cellules souches, encore expérimentales, visent à régénérer les tissus pulmonaires endommagés et à ralentir la progression de la BPCO. Les essais cliniques explorent la possibilité de restaurer des parties du tissu pulmonaire pour améliorer la fonction respiratoire. Bien qu’elles soient encore à un stade précoce, les thérapies régénératives offrent une perspective prometteuse pour les cas avancés de BPCO.La réduction du volume pulmonaire par bronchoscopie, où des valves ou des ressorts sont placés dans les poumons pour réduire l’air piégé dans les zones hyper-inflées, peut améliorer la capacité respiratoire de certains patients. L’amélioration des dispositifs de réduction du volume pulmonaire et des techniques non chirurgicales pourrait offrir une alternative plus sûre et moins invasive pour les patients inopérables.

 

Les progrès dans le traitement de la BPCO, allant des nouveaux médicaments à la télémédecine et aux thérapies régénératives, sont prometteurs. Les recherches actuelles, notamment en médecine de précision et en régénération pulmonaire, laissent espérer une prise en charge de plus en plus personnalisée et une amélioration de la qualité de vie des patients. Bien que la guérison complète de la BPCO ne soit pas encore possible, ces innovations permettent de mieux contrôler la maladie et de ralentir sa progression.

 



  • Jean-Pierre BACCHIERI, Président
  • 03/11/2024

LA FRAUDE SOCIALE : UN SPORT RUINEUX

LA FRAUDE SOCIALE : UN SPORT RUINEUX

 

Pour lutter contre le nombre excessif de cartes Vitale non fondées en France, plusieurs mesures peuvent être envisagées pour renforcer la sécurité et l’efficacité du système. Voici quelques idées souvent discutées pour réduire ce problème  Améliorer les vérifications lors de l’attribution initiale des cartes Vitale, en utilisant des outils de vérification d’identité plus sophistiqués pour éviter les doublons et détecter les fraudes. Envisager une version biométrique de la carte Vitale pour authentifier l’identité des assurés de façon plus sécurisée. Cette option, bien que coûteuse, pourrait améliorer la fiabilité du système en s’appuyant sur des données uniques (empreintes digitales, reconnaissance faciale). Mettre à jour régulièrement les informations et la base de données des cartes Vitale en collaborant avec d’autres administrations (comme l’état civil ou l’immigration) pour éliminer les cartes de personnes décédées, ayant quitté le territoire, ou non éligibles. Sensibiliser et durcir les sanctions pour les personnes impliquées dans des fraudes aux cartes Vitale. Des poursuites plus systématiques pourraient dissuader les comportements frauduleux. Effectuer des audits réguliers et des vérifications croisées avec d’autres bases de données publiques pour identifier les incohérences et détecter les cartes suspectes. Informer les citoyens sur les risques et conséquences de la fraude aux cartes Vitale pour le système de santé et encourager la signalisation de cas suspects.

 

Ces mesures nécessitent souvent une coordination entre plusieurs institutions et une volonté politique forte, mais elles pourraient aider à mieux sécuriser le système de protection sociale en France et réduire les abus.

 

La fusion de la carte Vitale et de la carte d’identité est souvent vue comme une solution prometteuse pour limiter la fraude sociale en France. Voici comment cette fusion pourrait avoir un impact significatif : En associant la carte Vitale directement à la carte d’identité, chaque citoyen disposerait d’une seule carte, rendant plus difficile la création de doublons ou l’usage d’identités multiples. Cela assurerait qu’une seule carte est valable par personne, avec des informations centralisées et vérifiées.  Une carte fusionnée pourrait inclure des données biométriques (empreintes digitales ou reconnaissance faciale), renforçant l’authenticité de l’identification et rendant la fraude plus complexe. Les informations biométriques, déjà présentes sur la carte d’identité électronique, ajouteraient un niveau de sécurité supplémentaire. Cette fusion permettrait de simplifier les contrôles lors des consultations ou démarches administratives, rendant plus difficile l’usurpation d’identité ou la fraude dans le système de santé. Par exemple, un médecin ou une pharmacie pourrait facilement vérifier en un coup d’œil l’identité et l’éligibilité d’un patient. Moins de fraude signifierait des économies pour le système de santé, qui pourrait mieux utiliser ses ressources. Cette solution pourrait également réduire les coûts administratifs en centralisant les données d’identité et de santé. En associant la carte d’identité avec la carte Vitale, il serait plus difficile pour des personnes étrangères ou non éligibles d’obtenir indûment des droits dans le système de santé français.

Cependant, une telle fusion présente aussi des défis : Centraliser autant d’informations personnelles soulève des questions éthiques et de protection des données. Il faudrait assurer une sécurité maximale pour éviter les fuites ou les utilisations abusives.  La mise en œuvre d’un tel système serait coûteuse, nécessitant une refonte des infrastructures et des bases de données, ainsi qu’une distribution massive de nouvelles cartes. Certains citoyens pourraient être réticents à une carte unique, perçue comme une surveillance accrue.

 

En conclusion, la fusion de la carte Vitale et de la carte d’identité pourrait réduire la fraude sociale de manière significative en centralisant et sécurisant les informations des citoyens. Cependant, pour réussir, elle exigerait un cadre strict de protection des données et une prise en compte des défis techniques et financiers.

 

La fraude sociale en France, bien qu’elle représente un défi sérieux, ne met pas en péril à elle seule la viabilité de la protection sociale française, mais elle exerce une pression notable sur le système. Voici les principaux impacts et la mesure de la menace :La fraude sociale entraîne des pertes annuelles de plusieurs milliards d’euros pour l’État. Cela inclut les fraudes aux prestations (allocations, RSA, etc.) et aux cotisations sociales (non-déclaration de travailleurs, travail dissimulé). Bien que les montants soient importants, ils restent une fraction de la dépense totale de la Sécurité sociale. Cependant, chaque euro détourné est un manque à gagner qui pourrait financer des prestations légitimes. La fraude sociale alimente souvent un sentiment d’injustice et peut affecter la confiance des citoyens dans le système de protection sociale. Ce sentiment peut conduire à une baisse du consentement à payer des cotisations, ce qui est crucial pour le financement du système. En affaiblissant les recettes (par les fraudes aux cotisations) et en gonflant les dépenses (fraude aux prestations), la fraude sociale contribue indirectement au déficit de la Sécurité sociale, déjà sous pression à cause du vieillissement de la population et de l’augmentation des dépenses de santé. Si la fraude sociale continue de croître, l’État pourrait être contraint de réévaluer certaines prestations ou d’augmenter les contrôles et les cotisations, ce qui pourrait réduire l’aide pour les bénéficiaires légitimes et créer des complexités supplémentaires dans l’accès aux aides.

Le gouvernement investit dans des systèmes de contrôle et de détection de la fraude, ce qui alourdit le coût de gestion du système de protection sociale. Les efforts de lutte contre la fraude mobilisent des ressources humaines et financières importantes.

 

La fraude sociale, bien qu’elle soit une problématique sérieuse, ne menace pas directement l’existence de la protection sociale française. Toutefois, si elle n’est pas maîtrisée, elle risque d’aggraver le déficit de la Sécurité sociale et de fragiliser sa pérennité. La solution repose sur un renforcement des contrôles, des sanctions et des systèmes de détection pour protéger le système tout en préservant l’accès aux aides pour ceux qui en ont réellement besoin.

 

La fraude sociale touche également certains professionnels de santé et établissements privés. Elle peut se manifester de diverses façons dans ce secteur et pose des défis spécifiques. Voici les principales formes de fraude et leurs implications : Certains praticiens, bien que minoritaires, peuvent être impliqués dans des pratiques frauduleuses. Voici quelques exemples courants : Certains professionnels peuvent facturer des actes ou consultations fictives à la Sécurité sociale, c’est-à-dire déclarer des services non fournis pour obtenir des remboursements indus. Des actes peuvent être surfacturés ou déclarés comme des interventions plus complexes que ce qu’ils sont réellement, afin d’obtenir des remboursements plus élevés. Dans certains cas, des professionnels peuvent délivrer des arrêts de travail abusifs ou prolongés sans justification médicale, entraînant des coûts élevés pour la Sécurité sociale. Certains professionnels peuvent prescrire des médicaments ou des équipements médicaux de manière excessive, notamment en lien avec des incitations financières de la part de laboratoires ou fournisseurs. Les cliniques, laboratoires et autres établissements privés peuvent également contribuer à la fraude sociale, par divers mécanismes : Certains établissements peuvent facturer des actes à des tarifs supérieurs ou réaliser des actes non nécessaires, pour augmenter leurs recettes. Par exemple, des interventions peuvent être déclarées plus longues ou complexes qu’elles ne l’ont été. Des établissements peuvent déclarer des séjours hospitaliers plus longs que la durée réelle ou même facturer des séjours fictifs. Dans certains cas, des cliniques ou établissements peuvent facturer des dépassements d’honoraires sans transparence, augmentant le coût pour la Sécurité sociale et les mutuelles. Certains établissements collaborent avec des fournisseurs pour gonfler les prix de certains matériels, sachant que ces coûts sont remboursés par la Sécurité sociale. La fraude sociale dans le domaine de la santé affecte directement les finances de la Sécurité sociale et contribue à augmenter les cotisations et les déficits publics. Elle peut aussi avoir des répercussions indirectes, comme une réduction de la confiance envers les professionnels de santé et une suspicion croissante à l’égard des dépenses de santé. Pour contrer cette fraude, les autorités ont renforcé les contrôles et les sanctions dans le secteur de la santé. Des audits fréquents, l’analyse des pratiques de facturation et l’utilisation de technologies pour détecter des anomalies sont quelques-unes des stratégies employées. De plus, la coopération avec les ordres professionnels permet de sanctionner les cas avérés de fraude et d’exclure les praticiens ou établissements fautifs des systèmes de remboursement, ce qui sert aussi de dissuasion.

 

La fraude sociale par des professionnels de santé et des établissements privés représente une part non négligeable de la fraude globale et met en péril la durabilité des finances de la Sécurité sociale. Pour préserver l’équité et la pérennité du système de santé français, un contrôle rigoureux et des sanctions fermes sont essentiels.



  • Jean-Pierre BACCHIERI, Président
  • 03/11/2024

CANCERS :PROGRES ET PERSPECTIVES

CANCERS :PROGRES

ET PERSPECTIVES

 

Le traitement du cancer du poumon a considérablement évolué au cours des dernières décennies, en particulier grâce aux avancées en immunothérapie, en thérapie ciblée et en détection précoce. Voici un aperçu des progrès récents et des perspectives à court terme : L’immunothérapie est devenue l’un des piliers du traitement du cancer du poumon, en particulier pour le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC). Des médicaments comme les inhibiteurs de PD-1 et PD-L1 (par exemple, pembrolizumab et nivolumab) aident le système immunitaire à reconnaître et attaquer les cellules cancéreuses. L’immunothérapie pourrait être combinée avec d’autres traitements pour améliorer les résultats, et de nouvelles molécules sont en développement pour augmenter le nombre de patients répondant à ces traitements. Les thérapies ciblées agissent sur des mutations spécifiques des cellules cancéreuses. Par exemple, les inhibiteurs d’EGFR et d’ALK sont utilisés avec succès pour les patients ayant des mutations génétiques particulières. Les progrès en profilage génétique permettent de détecter de nouvelles mutations pour lesquelles des thérapies ciblées spécifiques peuvent être développées. Cela offre une approche plus personnalisée du traitement. La médecine de précision, basée sur le profilage génétique des tumeurs, permet d’identifier le traitement le plus adapté pour chaque patient. Les biomarqueurs sont de plus en plus utilisés pour déterminer la probabilité de réponse aux traitements. À court terme, des tests génétiques plus rapides et plus précis pourraient devenir courants, facilitant ainsi le choix de thérapies adaptées dès le diagnostic. Le dépistage par tomodensitométrie à faible dose (TDM) a montré qu’il pouvait réduire la mortalité chez les personnes à haut risque (comme les gros fumeurs). Cette technologie aide à détecter le cancer à un stade plus précoce, où il est plus facile à traiter.  L’élargissement du dépistage et l’amélioration de l’IA pour interpréter les résultats de façon plus précise sont des pistes prometteuses. Les tests sanguins pour détecter des marqueurs de cancer pourraient aussi jouer un rôle.

Thérapies combinées et avancées technologiques : La combinaison de chimiothérapie avec d’autres traitements, comme l’immunothérapie, a montré des résultats positifs en augmentant les taux de réponse. Des essais cliniques explorent des combinaisons de plusieurs immunothérapies, des traitements ciblés, et même des thérapies géniques. Les nouvelles technologies, telles que la radiothérapie de haute précision (protonthérapie), peuvent améliorer la qualité de vie des patients.

 

Les progrès dans le traitement du cancer du poumon offrent des perspectives prometteuses à court terme, particulièrement en termes de personnalisation des traitements et d’amélioration du dépistage précoce. L’innovation en immunothérapie et thérapies ciblées, combinée avec la médecine de précision, promet d’augmenter les chances de survie et de réduire les effets secondaires pour les patients.

 

De plus,  le développement de vaccins contre certains types de cancers est une avenue de recherche très active et prometteuse. Il existe actuellement deux types de vaccins dans le domaine de l’oncologie : Ils visent à prévenir des infections virales liées au cancer, empêchant ainsi le développement de certaines formes de cancer. Le vaccin contre le HPV est un exemple important de vaccin préventif contre le cancer, utilisé pour prévenir les cancers du col de l’utérus, de la gorge, et d’autres cancers associés à ce virus. Le vaccin contre l’hépatite B, en réduisant les infections chroniques, contribue à réduire les cas de cancer du foie. Ils stimulent le système immunitaire pour reconnaître et détruire les cellules cancéreuses déjà présentes dans l’organisme. Plusieurs vaccins thérapeutiques sont en développement, notamment pour le mélanome, le cancer du sein, et certains cancers du poumon. Le but est de générer une réponse immunitaire ciblée contre les cellules cancéreuses en utilisant des antigènes spécifiques à chaque tumeur. Les vaccins thérapeutiques personnalisés, conçus à partir de l’analyse génétique des tumeurs d’un patient, montrent un potentiel prometteur. Ces vaccins, basés sur les mutations spécifiques d’une tumeur, aident le système immunitaire à reconnaître et à cibler des cellules cancéreuses uniques à chaque patient. Grâce aux progrès en immunothérapie et en technologies de séquençage, les perspectives pour les vaccins contre le cancer se renforcent : Plusieurs vaccins sont actuellement en phase d’essais cliniques, incluant des vaccins ARN messager (mRNA), similaires à ceux utilisés pour le COVID-19. Moderna et BioNTech, par exemple, travaillent activement sur des vaccins personnalisés contre le cancer basés sur la technologie mRNA. Des recherches explorent l’utilisation de vaccins en combinaison avec d’autres traitements, comme l’immunothérapie, pour améliorer les réponses du système immunitaire. Les vaccins contre le cancer doivent surmonter plusieurs défis, notamment en raison de la complexité et de la variabilité des cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses échappent souvent au système immunitaire, et développer des vaccins capables de cibler efficacement des tumeurs hétérogènes reste complexe.

 

À court et moyen terme, les vaccins thérapeutiques, en particulier les vaccins personnalisés, semblent offrir les perspectives les plus prometteuses pour certains types de cancers. Bien que les vaccins curatifs contre le cancer ne soient pas encore généralisés, les avancées rapides et les nombreux essais cliniques en cours offrent l’espoir que cette approche devienne un pilier important dans la lutte contre le cancer dans un avenir proche.



  • Jean-Pierre BACCHIERI, Président
  • 03/11/2024

ASTHME : 1000 DÉCÈS PAR AN

 

 

ASTHME

1000 DECES PAR AN

En France, on estime qu’environ 4 millions de personnes souffrent d’asthme. Parmi elles, environ 900 000 ont une forme sévère de la maladie, ce qui les expose à un risque plus élevé d’hospitalisation et de complications. L’asthme affecte particulièrement les enfants et les jeunes adultes, mais il peut toucher des personnes de tout âge.

L’asthme est l’une des maladies respiratoires chroniques les plus courantes en France et représente un enjeu de santé publique important. Environ 1 000 décès par an sont attribués à des crises d’asthme, souvent dues à un contrôle inadéquat de la maladie.

 

Les facteurs favorisant le développement de l’asthme peuvent être multiples et varient d’une personne à l’autre. Voici les principaux facteurs identifiés : L’asthme a une composante héréditaire. Si un parent ou plusieurs membres de la famille souffrent d’asthme ou d’allergies, le risque d’en développer est plus élevé. Les allergies sont un des facteurs les plus courants associés à l’asthme. Les substances allergènes, telles que les acariens, le pollen, les moisissures, et les poils d’animaux, peuvent déclencher ou aggraver les symptômes d’asthme. L’exposition prolongée à la pollution de l’air, que ce soit en extérieur (polluants, smog, fumées industrielles) ou en intérieur (fumées de tabac, émanations de produits chimiques), est un facteur important dans le développement et l’aggravation de l’asthme. Les enfants exposés à la fumée de cigarette, même de manière indirecte, présentent un risque accru de développer de l’asthme. Les infections virales ou bactériennes dans la petite enfance (comme les bronchites et les pneumonies) peuvent favoriser l’apparition de l’asthme, en particulier chez les enfants prédisposés génétiquement. Des éléments comme les changements brusques de température, l’humidité, et les substances irritantes (produits chimiques ménagers, parfums) peuvent aggraver ou déclencher des crises d’asthme.

L’obésité a été identifiée comme un facteur de risque indépendant pour l’asthme, possiblement en raison de l’inflammation systémique associée à l’excès de poids. Chez certaines personnes, l’exercice peut déclencher un asthme induit par l’effort, en particulier si l’air est froid ou sec. La combinaison de ces facteurs, particulièrement chez les individus ayant une prédisposition génétique, peut augmenter le risque de développer de l’asthme ou d’aggraver ses symptômes.

 

La recherche sur la prise en charge de l’asthme a fait des progrès importants ces dernières années, avec des avancées dans plusieurs domaines : Des traitements biologiques comme les anticorps monoclonaux sont en développement et déjà disponibles pour les formes sévères d’asthme. Des médicaments comme le dupilumab (Dupixent) et le mepolizumab (Nucala) ciblent les interleukines (IL-4, IL-5, IL-13), qui sont des médiateurs de l’inflammation dans l’asthme de type 2. Ces traitements permettent de réduire les exacerbations et d’améliorer le contrôle de l’asthme chez les patients ne répondant pas aux traitements traditionnels. La recherche continue sur les traitements personnalisés basés sur les phénotypes et endotypes spécifiques de l’asthme. Cela permet d’adapter les traitements en fonction des caractéristiques individuelles des patients, comme les niveaux d’éosinophiles ou la présence d’inflammation de type 2.

De nouvelles formulations de corticostéroïdes inhalés, qui sont mieux tolérées et plus efficaces, sont en cours de développement pour améliorer le contrôle de l’asthme avec moins d’effets secondaires.

Des innovations dans les dispositifs d’inhalation visent à améliorer la prise de médicaments par les patients, en réduisant les erreurs d’utilisation, et à fournir des dosages plus précis. Il y a un accent croissant sur les programmes de réhabilitation respiratoire et l’éducation des patients pour mieux gérer leur asthme au quotidien. Ces programmes incluent l’amélioration de la capacité physique, la réduction du stress, et l’optimisation des traitements. L’identification de facteurs génétiques prédisposant à l’asthme permet de mieux comprendre la maladie et de développer des traitements encore plus spécifiques à chaque sous-type d’asthme.

 

Ces avancées témoignent d’une prise en charge de plus en plus personnalisée et efficace de l’asthme, notamment pour les formes sévères où les traitements classiques ne sont pas toujours suffisants.



  • Jean-Pierre BACCHIERI, Président
  • 03/11/2024

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