Communication

Chers amis administrateurs et adhérents du GIRC et de l’AFASO réunis,
Chers amis et collègues qui présidez aux destinées de l’UNAIR,
Enfin les vacances et nous en avons tous grand’ besoin y compris si à l’heure où j’écris cet éditorial des rumeurs inquiétantes nous arrivent de Chine ou de Corée du Nord mais pas seulement. La pandémie n’est pas terminée et la contagion continue de prospérer même si la saison estivale est réputée propice à un affaissement de la courbe des contaminations. Pour autant au quotidien nous nous sommes enfin départis de nos masques et respirons pleins poumons sauf dans les établissements de santé. Hélas ce ne sera pas le lot de nombre de nos adhérents ou concitoyens souffrant de graves affections respiratoires. Il est plus que temps que cette terrible pathologie devienne une priorité nationale tant au niveau de la recherche, que de la prise en charge, que d’indispensable campagne de prévention, de dépistage précoce systématique, d’éducation thérapeutique ou réhabilitation, lesquelles à ce jour ne sont dispensées qu’à une infime minorité de ceux qui y sont prioritairement éligibles en contrepoint des médecines de confort budgétées qui ont leur vertu mais qui à mes yeux ne constituent pas une priorité.
A cet égard comment ne pas saluer le travail effectué par notre ami JEAN-PAUL VASSEUR Président de CALAIS RESPIRE dont l’inlassable activité est centrée sur la réhabilitation par une activité physique ordonnée et encadrée donc utile et efficace , et ce avec le soutien des pouvoirs publics et locaux. Ce faisant il s’inscrit dans la droite ligne de ce que devrait être une association au service des malades respiratoires. Cet exemple nous pose question à tous tant il est vertueux et éloigné de l’activité insignifiante et dérisoire de la FFAAIR qui se contente de survivre en collectant des fonds auprès des prestataires, industriels, laboratoires ou structures de bienfaisance avec comme seule finalité de demeurer en existence avec des dépenses de fonctionnement inappropriées pour un corps-mort. Cette institution maintenue sous perfusion pour des motifs qui échappent à l’entendement et à la plus élémentaire morale associative continue d’agréer à une charte de bonne conduite, moyennement rétribution, des prestataires de santé à domicile. Rappelons que le GIRC a été exclus de cette structure pour manquement à la solidarité pour avoir dénoncé, lors d’un congrès de sinistre mémoire, des pratiques hautement condamnables.
Pourtant les préoccupations touchant toutes les fédérations ou associations de malades toutes pathologies confondues sont innombrables et prégnantes et justifieraient pour le moins une union sacrée pour tenter de corriger les décisions des pouvoirs publics et la rigueur parfois aveugle des politiques purement financières et courtermistes. Nous sommes face à une inédite pénurie de médecins hospitaliers ou de ville, de personnel soignant, d’auxiliaires de santé et ce dans l’entièreté des disciplines. La médecine de spécialité propose des délais inappropriés ou des tarifs qui ne sont pas accessibles à la majorité de nos concitoyens. La « suppression » ou la révision du numérus clausus trop récente ne prodigue pas à ce jour des raisons d’espérer à court terme. Les complémentaires santés encore innombrables continuent d’augmenter leur tarif nonobstant les déclarations des uns ou des autres professant la nécessité de faire gérer cet énorme complément de protection sociale à des conditions économiques beaucoup plus favorables directement par la Sécurité Sociale. A cela s’ajoute l’invraisemblable et inexplicable pénurie de médicaments dont la plupart de consommation courante (2000 semble-t-il) Et puis …les déserts médicaux ont gagné les grandes agglomérations.
Vous l’aurez compris il est indispensable que les adhérents de notre ancienne association au fonctionnement ininterrompu, militant et vertueux depuis bientôt 35 ans continuent de nous soutenir, il est vital que de nouveaux patients appareillés ou non, que des femmes et des hommes de bonne volonté nous rejoignent, il est aussi vital que nous nous réinventions sous la forme militante d’un syndicat de malades. Nous avons un besoin rapide de compléter et de renouveler notre gouvernance vieillissante, nous avons besoin de structurer et de redynamiser l’UNAIR rapatriée pour des motifs organisationnels à son siège social parisien. En clôturant cet éditorial nous aurons une pensée pour notre amie MARIE-FRANCE CARRAÏ, ancienne administratrice du GIRC, représentante des usagers dans un hôpital de l’est francilien, qui nous a quittés en toute discrétion, presque sur la pointe des pieds. Marie-France avait pris depuis quelques années ses distances avec l’association pour des motifs de mobilité amoindrie. Selon sa famille elle aurait entre autre été victime des conséquences d’un report d’intervention chirurgicale urgente en raison de la COVID.
Je vous souhaite les meilleures vacances possibles, conscients que nous sommes que la guerre fait rage à notre porte et que le pire est hélas toujours possible quand la sagesse et le discernement viennent à manquer aux Hommes.
Cordialement. Jean-Pierre BACCHIERI Président du GIRC