EDITORIAL

EDITORIAL

 

Chers amis adhérents du GIRC et de l’AFASO réunis, Chers amis et adhérents qui soutenez notre action au quotidien, et vous tous Chers collègues administrateurs, membres du bureau et du Conseil scientifique qui portez notre association à bout de bras parfois depuis sa création… Le bureau de l’association et moi-même vous présentons nos vœux les meilleurs pour cette année de tous les dangers, qu’il s’agisse de notre pays ou de la situation mondiale chaque jour plus angoissante.

Notre préoccupation du moment  est que les malades respiratoires adhèrent massivement au GIRC plus importante association de malades respiratoires de France, mais pas seulement, afin de combler le vide abyssal actuel. Aujourd’hui on estime qu’un malade respiratoire sur … 2000 adhère à une association, conséquence directe du capharnaüm qui a prévalu dans des instances non représentatives. Et il existe dans notre pays y compris dans les territoires ultramarins de superbes associations qui travaillent sans relâche à la représentation et à la défense des intérêts fondamentaux des malades respiratoires sans distinction des pathologies. Je pense bien entendu à nos partenaires naturels que sont ASOLIM et le président HUBERT HORTHOLARY à LIMOGES sur le chantier depuis 1987 tout comme nous, mais également AOSSP et le dévoué JEAN-PASCAL   à VIENNE, BOUGE et RESPIRE à ALBI où notre amie GISELE VILLOT qui tel Sisyphe avec son rocher roule son fardeau seule sans le moindre concours financier hormis la mise à disposition d’une salle pour les activités physiques de reconstruction, ou encore ADASIR à GRENOBLE dotée d’une nouvelle direction et d’un nouveau projet d’accompagnement des adhérents, et tant d’autres associations tenues par des bénévoles géniaux à CALAIS, EPINAL, ST BREVIN les PINS, MONT de MARSAN, STRASBOURG, CLERMONT-FERRAND en fait de multiples bonnes volontés éparpillées tels des confettis sur tout le territoire, regroupées au sein d’une structure au fonctionnement chroniquement improbable comme cela a été fort justement rappelé par notre collège PHILIPPE PONCET qui anime depuis de longues années avec un courage inouï France BPCO auquel je reproche pourtant son déni de gravité s’agissant des autres pathologies que la BPCO alors que plus que jamais l’union fait la force par-delà les approches et préoccupations singulières de chacun d’entre nous. La FFAAIR, alors présidée par l’inoubliable ALAIN MUREZ qui a œuvré jusqu’à la mort ou le dévoué MICHEL VICAIRE arrêté en urgence par ses médecins, n’a pas toujours été oublieuse de la BPCO. L’absence d’union, l’absence d’organisme fédérateur représentatif en fait une absence totale de crédibilité dans d’éventuels échanges avec les pouvoirs publics ont  fait que les malades respiratoires et leurs spécificités ont disparu des écrans.

 

Un organe de coordination même pas agréé par le Ministère de la santé, certaines sociétés savantes défaillantes présidées par de grands professionnels de santé souvent plus préoccupés par l’aura et les avantages que confère un engagement réputé bénévole coagulent  tous les ingrédients d’un échec annoncé et jettent le discrédit sur une sphère associative de fait dévaluée. Et pourtant tant de challenges se présentent à nous avec :   

  • L’augmentation exponentielle de la recherche pour les maladies les plus invalidantes génératrices de handicaps lourds et de quotidiens douloureux et là je rejoins le combat de PHILIPPE PONCET. 
  • la pénurie de généralistes, 11 % de personnes n'ont pas de médecin traitant en France. Un rapport sénatorial montre que cette tendance est en hausse depuis 2020. Entre 2017 et 2021

 

  • Le développement des déserts médicaux sur le territoire national a donc pour conséquences : l'accroissement des "files d'attente" avant de pouvoir consulter un professionnel, au risque d'une dégradation de l'état médical des patients ; le déport de consultations vers les urgences médicales. Le numerus clausus est un terme latin bien connu jusqu’alors de tous les étudiants en médecine en France. Depuis la loi de 1971, seul un nombre limité « fermé » d’étudiants de 1ère et 2ème année de médecine pouvait passer en 2è ou 3è année de médecine, d’odontologie, de pharmacie, de kinésithérapie ou de maïeutique. Il s’agit donc d’une sorte de quota. Ce n’est que depuis 2021, année de la suppression de ce numerus clausus, que l’on peut à nouveau parler de numerus apartus, qui devrait permettre au nombre d’étudiants d’augmenter. Mais les répercussions ne se feront sentir qu’à la fin du cycle d’études, soit à partir de 2030 ! Dans les années 90, le numérus clausus avait fortement baissé avec un impact significatif sur le nombre d’étudiants accédant en deuxième année. Depuis, 8 000 praticiens sont diplômés chaque année contre 13 000 en 1970. Entre 2017 et 2021 leur nombre a stagné voire diminué. De surcroît, les départs en retraite des médecins diplômés dans les années 70-80 ont été multipliés par 6 en 10 ans. Et en moyenne, un médecin qui part en retraite aujourd’hui peut laisser jusqu’à 2500 patients sans médecin traitant, selon une étude de l’AMRF ! L’accès aux soins n’est pas le même pour tous sur le territoire français. En ville comme à la campagne, ce constat inquiète les patients dont le départ en retraite de leur médecin est imminent. Le renouvellement des médecins traitants est faible, impacté par le numérus clausus des années 90. La réforme de 2017 a été suivie d’une nouvelle impulsion avec « Ma Santé 2022 » et d’une mobilisation d’outils à disposition des praticiens pour accompagner et favoriser leur répartition dans les régions.

 

  • La pénurie de médicaments, au total, ce sont près de 3 000 médicaments qui connaissent des tensions, voire des pénuries, en cette année 2022, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) [3]. Cela représente environ 12 % des références de médicaments.

Devant cette situation préoccupante aggravée par le pénible épisode de la COVID, le monde associatif a toute sa place et plus nous serons nombreux mieux nous serons entendus. Nos concitoyens ont déserté syndicats et partis politiques, c’est dommageable pour notre démocratie mais nous les malades respiratoires, nous n’avons ni les moyens ni le droit de ne pas contribuer à la démocratie sanitaire et à une égale capacité d’accès pour tous à une santé de qualité. Rejoignez-nous, faites adhérer vos proches et vos amis, participez à la gouvernance de l’association pour en garantir la pérennité afin de ne pas réduire à néant les 35 ans de dévouement de nos anciens. Cordialement.  

Jean-Pierre BACCHIERI


  • Jean-Pierre BACCHIERI
  • 30/01/2023

ORIGINE DU GIRC

CHÈQUES VACANCES ANCV

CONSEIL D'ADMINISTRATION DU GIRC

COMITÉ SCIENTIFIQUE

NOUS CONTACTER

STATUTS de l'Association GIRC

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2024

;

ADHÉSIONS

file:///C:/Users/G%C3%A9rard%20PRAT/Dropbox/GIRC-AFASO/L'Echo%20du%20GIRC/L'Echo%20du%20GIRC%20oct%202020%20-%2020201107_0036.pdf